Goncourt 1996, c’est l’histoire d’une enfant, Laura, mère française, père soldat américain tué pendant la Seconde Guerre mondiale. Laurent grandit dans sa famille française avec une mère absente et des grands-parents peu affecteux. J’ai commencé la première partie de ce court livre en me demandant, pour la première fois, s’il me plaisait vraiment ou pas. Je m’ennuyais un peu et je l’aurais probablement abandonné s’il avait été plus long.

Et puis, la mayonnaise prend dès que Laura s’installe dans son appartement. À partir de là, le récit devient beaucoup plus intéressant et l’on comprend mieux où Pascale Roze veut nous emmener.
C’est un Goncourt discutable, mais aussi audacieux, puisqu’il s’agit d’un premier roman. Un choix qui pourrait pourtant se justifier par un point essentiel : Pascale Roze maîtrise son récit avec une grande maturité, comme si elle venait d’écrire son dixième roman. À la lecture, on ressent que l’autrice a façonné son livre mot après mot, avec une grande dextérité.
Les notes assez basses que l’on trouve aujourd’hui ne me surprennent pas vraiment. Il y avait probablement beaucoup d’attentes autour d’un prix Goncourt, et peut-être une certaine déception chez les lecteurs qui en attendaient davantage.
Pourtant, Le Chasseur Zéro mérite une lecture, surtout si l’on aime la littérature générale. Un court roman qui ne m’a pas immédiatement convaincu, mais qui finit par trouver son rythme et par révéler toute sa maîtrise.
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