Et après ?

Je réponds à toutes les questions que l’on m’a posées depuis la parution de mon livre.

As-tu des nouvelles des Indiens ?

Oui, bien sûr, même si c’est moi qui fais souvent le premier pas. Je ne serais pas surpris qu’avec les Indiens, on entre et on sort dans leur vie. Certains ont pleuré quand je suis parti peut-être pour cela : ils savaient que nous ne nous reverrons plus. Mais qui sait ?

Voudrais-tu retourner en Inde ?

Évidemment ! En vacances ou pour y vivre mais sans travailler. J’aimerais aller dans le sud de l’Inde cette fois-ci. Et accompagné de ma mère, comme lors de notre voyage de décembre 2019.

Pourrais-tu enseigner encore au même collège ?

Sans mon chef (je n’ai aucune de lui, je l’ai bloqué sur WhatsApp, il m’a viré de LinkedIn), avec un logement plus confortable et des cours uniquement à la Junior School, je pourrais accepter. Cela fait beaucoup de « si ».

Que deviens-tu ?

Je suis rentré à Barcelone mais le propriétaire a voulu vendre son bien. Je suis donc parti à Lisbonne. Je donne toujours des cours de FLE, en ligne, à mes clients espagnols. J’apprends le portugais, je fais du sport et j’ai un chat, Jaipur. Je suis en train de terminer un second livre Si tu savais comme c’est bon.

De quoi parlera ton deuxième livre ?

C’est une novella. À 40 ans, sans enfant, Paulette est en plein divorce. Après avoir écouté une chanson, elle décide de retrouver ses ex pour coucher avec eux. Peu importe les conséquences, elle veut les retrouver en France, au Portugal et même en Inde. À quoi joue-t-elle ? Qui est-elle pour se lancer dans un tel projet a priori puéril ? Le lecteur suivra les aventures d’une femme tantôt exaspérante, tantôt attachante, toujours sincère.

Quels sont tes succès avec le livre ?

  • Recevoir des messages d’inconnus qui ont aimé mon livre. C’est toujours un plaisir d’échanger avec eux, quand ils me racontent eux aussi leur expérience.
  • Avoir une mère formidable qui a remué le ciel pour promouvoir mon livre alors que les passages sur mon intimité l’ont incommodée.
  • Apprendre de mes erreurs pour le second.
  • Vendre les 250 exemplaires papier, même si j’ai pénalisé le livre électronique au début.

As-tu revu Diego ?

Une seule fois, en août 2020, pour divorcer. On a pris un café ensuite et on s’est dit au revoir. On ne garde plus contact. Son Instagram est public, aux dernières nouvelles, il est en Colombie. Vacances ou retour définitif ?

Diego a-t-il lu le livre ?

Je ne sais pas, je ne crois pas. Nous n’avons pas d’amis en commun, donc peut-être qu’il ignore la publication. Il était au courant de mon projet et il savait que j’allais évoquer notre histoire.

Nue India, Journal d’un vagabond, Alexandre Bergamini

J’ai découvert ce livre grâce à un trésor, une librairie lisboète dédiée aux voyages : Palavra de Viajante tenue par Ana, une Portugaise qui propose des livres en portugais, anglais et français. Ce livre, j’aurais aimé l’écrire. Il n’est pas parfait : des coquilles parsèment la lecture et le premier chapitre ne nous épargne aucun détail (bruits, saleté, misère), comme s’il fallait contenter le lecteur. C’est un très court récit, cher (16 euros) au point que seuls les inconditionnels d’Amélie Nothomb accepteraient de dépenser autant.

Mais pourquoi j’ai dévoré ce livre en deux heures ?

Le vécu d’Alexandre Bergamini est fascinant. Ni touriste (il a résidé dans un hôtel miteux, près d’une plage sale du Kerala) ni travailleur, il semble avoir séjourné là-bas pour oublier qui il était. Il a parfaitement observé tout ce qui se présentait à lui. Il a su décrire les attitudes indiennes, percé quelques-uns de leurs secrets. Les Indiens sont magnifiés, sauf ceux qui augmentent les prix à sa vue. Rétrospectivement, moi qui abhorrais ce système, je commence à le comprendre. Est-ce si malhonnête de changer les prix en fonction du client ?

Sans le savoir lors de l’achat, je viens de lire un livre LGBT. L’auteur y décrit parfaitement les regards concupiscents, la sensualité de jeunes hommes prêts à franchir le pas avec un Occidental. Bien avancé dans la quarantaine, il a pu déceler le désir qui s’exprime autrement que par internet ou dans un bar gay.

Le style de l’auteur se révèle agréable, poétique, parvenant à accrocher le lecteur alors qu’il n’y a pas de dialogue. Il écrit comme un impressionniste donnerait des coups de pinceau, les scènes sont précises, sans être trop détaillées.

Amoureux de l’Inde, gays ou personnes à la recherche d’une lecture différente, je vous en recommande la lecture. Les premiers ne manqueront pas de se dire « Oui, j’ai vécu ceci et c’est très bien décrit » et les seconds réfléchiront sur l’amour. Les derniers n’apprécieront peut-être pas ce journal, mais en seront marqués. Alexandre Bergamini, si vous lisez ces lignes, j’aimerais que vous me contactiez, votre livre m’a encouragé à réfléchir, c’est si rare aujourd’hui. Je serais honoré que vous lisiez le mien, un livre qui ne manquera pas de vous agacer, mais si complémentaire. À chacun son Inde !

Mon expérience avec une bêta-lectrice professionnelle : Élodie Jonquoy

Ils sont nombreux sur le marché de la bêta-lecture (cf. mon précédent billet sur le sujet). J’ai eu la chance de connaître Élodie Jonquoy pour la préparation de mon deuxième livre, premier roman « Si tu savais comme c’est bon ». Cette jeune mère, qui écrit actuellement un roman, offre des services de correction, de coaching, de rédaction et de bêta-lecture.

En quelques semaines, elle m’a rendu une synthèse de 13 pages avec son « opinion de lectrice » dite « subjective » et son « analyse professionnelle » dite « objective ».

Son opinion de lectrice est très intéressante, en tant que femme comme les autres, avec ses goûts, ses envies, ses humeurs, etc. Elle m’a expliqué ce qu’elle a aimé et moins aimé. Les bêta-lecteurs « gratuits » mènent aussi ce travail, en moins développé.

Son analyse professionnelle m’a beaucoup apporté. Élodie me semble être une femme polie, bienveillante et d’une grande douceur. C’est important dans un travail ô combien délicat ! Elle présente à la fois les points positifs et les points négatifs du texte, sans chercher à plaire, mais toujours en mesurant chaque mot employé.

Son travail n’est pas fini ! Comme elle le précise elle-même : Mon rôle ne s’arrête pas à vous dire « voilà, ces choses ne vont pas, merci, au revoir, non ». Mon rôle c’est de vous apporter des pistes de réflexion, d’amélioration.

De tous les conseils qu’elle me donne, voici celui qui me sera le plus utile :

Le manque de profondeur de Paulette : Nuancez ses émotions, entrez dans sa peau, ressentez ses poils se hérisser […], sa gorge s’assécher avant de […], ses yeux gonfler sous les larmes quand […]. Sentez Paulette, sentez toute la nuance de ses émotions. Je vous conseille d’écrire toute son histoire à la première personne. Pas pour la faire lire, mais pour vous en imprégner. Ou tenez un journal, comme un journal intime. Dans lequel vous parlez pour Paulette. Apprenez à mieux la connaître, à l’observer, à la décortiquer, dessinez-là si vous pouvez. Analyser toutes ses nuances de tristesse, de remords, de joie. Rendez-la plus humaine.

Comme elle le dit elle-même, c’est moi l’auteur et le maître de mon récit. Il n’empêche, par ses conseils judicieux, intelligents, mesurés et précis, elle gardera une place dans ce futur roman et dans mon estime. Je la remercie infiniment. Pour conclure, je voudrais lui poser une question et à vous tous : en rémunérant une personne, on gagne un service professionnel, mais un professionnel va-t-il dire toute la vérité si le texte est mauvais ?

Mes conseils pour une bêta-lecture réussie

Pour mon premier livre, je ne savais pas ce que c’était qu’une « bêta-lecture », mais j’en ai pourtant bénéficié.

Je suis en train de soumettre mon deuxième ouvrage à des bêta-lecteurs. La bêta-lecture, c’est confier son texte à une tierce personne, pour en obtenir un avis, des suggestions, des éventuelles corrections. Tout est possible, l’auteur peut guider ses bêta-lecteurs en précisant ce qu’il recherche.

LES ERREURS À ÉVITER :

Pas de bêta-lecteurs parmi vos proches, sauf…

Les proches ne sont jamais neutres. Ils vont souvent trouver le livre « formidable » alors que le premier jet est souvent lamentable. Au contraire, ils vont vous refroidir, car ils peuvent être jaloux, rancuniers, mal à l’aise ou ils n’avaient guère envie de vous lire.
Chaque règle ayant ses exceptions, il y a toujours une personne ni trop gentille, ni trop vache, dans votre entourage pour mener ce travail. Le premier qui a lu mes deux tapuscrits est mon frère, Florænt. Il est franc, mais pas méchant. Il me dit ce qui est bien ou pas.

Pas de bêta-lecteurs parmi… les groupes de bêta-lecteurs.

J’étais ravi de rencontrer de tels groupes, composés d’auteurs peu connus ou de lecteurs curieux. Le résultat ? Plutôt décevant. Si c’est un échange, vous allez devoir vous coltiner des récits mal écrits et vous serez dans une position inconfortable. Si vous mentez, vous n’êtes d’aucune utilité, si vous donnez votre opinion, vous vexez l’autre personne. Toutefois, vous recevrez parfois quelques bons conseils. C’est déjà ça !

Pas de bêta-lecteurs parmi vos lecteurs habituels.

Je refuse que mes premiers lecteurs, s’ils ont aimé mon premier livre, lisent le second. Ils ne seraient pas neutres et compareraient. Soit dit en passant : certains veulent vous lire pour ne pas à avoir à acheter le second…

LES BONNES IDÉES :

Des bêta-lecteurs trouvés dans les groupes intéressés par vos écrits.

Vous avez écrit un livre sur une femme de 80 ans qui court son 20e marathon ? Facebook : groupe de séniors, de sportifs retraités, de marathoniens, etc. Ce sont eux qui vont acheter votre livre alors demandez leur avis !
Pour mon premier livre et même pour le second, j’ai posté des messages sur des groupes d’amoureux de l’Inde, des professeurs de FLE, des personnes en rupture amoureuse. J’ai pu corriger quelques défauts du premier livre.

Des bêta-lecteurs professionnels.

Ils sont parfois décriés sur les groupes, certains considèrent qu’un bêta-lecteur n’est pas professionnel. Avec le port du masque en forêt, c’est l’idée la plus idiote en ces temps actuels. Toute activité peut être entreprise d’une manière bénévole et professionnelle. L’argent motive les personnes pour réaliser un réel effort. OK, certains rendent des services gratuitement, avec une grande générosité. En ce qui me concerne, mes cours de français ne seraient pas les mêmes si je n’étais pas payé. Je n’enseignerais même plus.

Un bêta-lecteur professionnel facturera entre 200 et 300 pour un roman court de 50 000 mots. À vous d’estimer si cela en vaut la peine. En ce qui me concerne, je réponds « oui » sans hésiter. J’ai eu la chance de connaître Élodie Jonquoy. J’ai publié un autre billet pour évoquer mon expérience avec une telle bêta-lectrice professionnelle.

Le club de la dernière chance, de Marian Keyes

À Londres, trois amis irlandais et trentenaires, deux femmes et un homme, sont face à leur destin : relation toxique, incapacité à s’engager et cancer.

Ce livre a deux défauts.

Tout d’abord, les remerciements à la fin. C’est comme les applaudissements au personnel médical pendant le premier confinement : ça m’a toujours brouté, bien que j’aie suivi les voisins pendant le confinement, à Paris. Quant aux sempiternels remerciements, je l’ai fait à la fin de mon premier livre pour ne pas payer 50 euros à une psychologue qui avait relu 4 pages. Pourquoi faut-il toujours remercier quelqu’un publiquement ? Moi, j’oublierais certaines personnes et elles en seraient vexées. L’écrivain remercie comme on filme nos actes de charité : il faut montrer urbi et orbi. Avant-hier, j’ai apporté une couverture à un SDF en bas de chez moi qui se battait avec un autre. En ai-je fait une vidéo ?

Enfin, les personnages sont manichéens. Oh qu’ils sont vilains les deux hommes qui ont fait souffrir les deux femmes ! Je connais les hommes, mieux que bien des femmes, et je peux affirmer ceci : on oublie toujours les hommes à qui on a fait du mal pour garder à l’esprit ceux qui nous ont fait souffrir.

Finalement, il a deux autres défauts : il a vieilli (écrit en 1999) et une bonne centaine de pages avant d’apprendre le cancer de l’ami (annoncé pourtant en quatrième de couverture).

Néanmoins, pourquoi j’ai aimé ce livre ?

Parce que l’histoire marche, le style est agréable, les trois protagonistes sont bien définis, les personnages secondaires aussi, et la touche irlandaise de l’auteure apporte une touche attachante. Autrement dit : c’est le livre que j’aimerais être capable d’écrire : sans prétention et efficace. Or, c’est justement le plus difficile à faire.

Comment gérer des critiques négatives ?

Mon deuxième livre est en bêta-lecture, c’est-à-dire que des inconnus le lisent pour donner leur avis et j’ai reçu des critiques sur mon premier livre.

Certaines me comblent de joie, me rassurent et me flattent.

Cette lectrice est adorable, j’ai envie de lui envoyer mon livre, de l’inviter à boire un café, de lui téléphoner et de lire son courriel à chaque coup de mou. C’est bien, mais vais-je améliorer mon travail grâce à cela ?

D’autres sont négatives.

Plus je reçois de critiques, plus j’apprends à les gérer. Que vous chantiez, jouiez, cuisiniez, peigniez, écriviez, voici quelques conseils après une critique négative.

  1. Écoutez votre peine.

Comment vous sentez-vous ? Lisez-la plusieurs fois et respirez. Oui, elles ne font pas plaisir et elles ne seront jamais agréables. C’est dur de les lire ou les entendre, après une journée de travail difficile.

2. Ne cédez pas à la colère.

« T’es qui toi ? », « Tu sais même pas écrire deux lignes », « Je vais lire tes écrits et te démonter », « ta quiche était dégueux », « tu sais même pas danser la chenille qui redémarre », etc.

Ça ne résoudra rien. Un délai de 24 heures avant de réagir. Le mec qui dit que mon livre est un journal intime dont je ne pourrai être que l’unique lecteur m’a mis en rogne, d’autant plus que je lui avais envoyé mon livre gratuitement. Sauf qu’il ne me critique pas en tant qu’être humain.

3. Les critiques sont dirigées contre un travail, pas contre vous.

« Papa, tu cuisines trop gras » ne veut pas dire « tu es gros ». « Tu as joué ton rôle avec un air prétentieux » ne veut pas dire « tu es prétentieux ».

4. Ne faites pas de supposition.

Jamais. Vous pouvez demander des explications « Je n’ai pas compris, tu veux en fait dire que… », mais ne partez pas sur du « Il est jaloux ». Peut-être qu’il l’est, vous pouvez le penser dix secondes, mais ne ruminez pas cette idée noire qui vous apportera une énergie négative.

5. Trouvez la force pour vous améliorer.

Certes, une critique tue dix compliments. Mais une hirondelle ne fait pas le printemps : une critique négative n’est pas parole d’Évangile. En revanche, quand je lis que plusieurs personnes me disent qu’ils ont aimé le chapitre sur l’Inde de mon deuxième livre, à moi d’améliorer les autres chapitres. Pourquoi il est bon ce chapitre ? Ok, l’Inde, c’est déjà un thème fort pour tous les amoureux de ce pays ou les curieux. Surtout, parce que j’y ai ressenti des émotions fortes, exposées dans mon premier livre.

Une petite précision pour la fin : je n’évoque pas des critiques malsaines, pour blesser. Heureusement et malheureusement, je manque d’expérience en la matière. Par exemple, j’ai reçu, sur des forums, rien qu’à la lecture du titre de Bonjour Miéssieur, Un prof en Inde et le quatrième de couverture « Tu es le blond Occidental gay typique qui a fait du néo-colonialisme en Inde et qui se moque des Indiens ». Blond, Occidental, gay = attaque sur la personne, cette personne a visiblement un problème. Ignorez, même si vous en serez touché quelques heures, voire quelques jours.

Que faites-vous lorsqu’on critique négativement votre travail, quel qu’il soit, alors que vous y avez mis tout votre cœur, du temps et de l’argent ? Quels conseils me donneriez-vous ?

« Bonjiour Miéssieur, Un prof en Inde »

Un an après la première ligne, j’ai le plaisir de vous annoncer que mon livre est publié. Un récit autobiographique de mes 8 mois comme professeur de FLE en Inde. Tout est vrai, sans concession. Les cours, les Indiens, les enfants, Maman, mes amours, je raconte tout.

Après une rupture amoureuse, benjamin décide, sur un coup de tête, de partir enseigner en inde, dans un collège huppé. Il emporte ses angoisses, ses espoirs brisés et ses souvenirs, qui l’accompagneront dans cette incroyable expérience. Ce pays ne l’attire pas, mais il pressent que les Indiens lui offriront quelques enseignements. Il ne se trompera pas.

“Un livre intéressant, prenant, magnifiquement bien écrit. C’est un récit qui a du caractère. ses difficultés, ses souffrances, les chocs culturels… Benjamin ne cache rien. de cette expérience indienne, il en ressort changé et c’est un beau message qu’il apporte à ses lecteurs.”

Véronique, “l’Inde en livres”

« One of those rare books which is immediately accessible, being written directly to the reader, without intermediary or interference. It is a sequence of paragraphs, some moral, some with acute observation, some personal and emotional, some reflective. The result is that the reader has made a new friend, one in whose fate he is now involved, and whose ultimate survival matters to us all. M Audoye went to India to teach at a well-known school for boys, but also to escape distress and uncertainty, and what he discovered was himself, his reserves of strength and wonderment as slowly, amid all the chaos and noise of that beguiling sub-continent, his heart is won by the radiant, innocent, smiles of his pupils who, by the end, do not want to lose him. The style is polished and mature, the subject very moving ».

Brian Masters, écrivain britannique.

Pour ceux qui souhaiteraient l’acheter :

– auprès de mon éditeur.

– par le formulaire de contact.

Mes livres préférés pour l’été

Vous avez un niveau B2 ? Vous aimez lire ? Il n’y a rien de mieux pour améliorer le vocabulaire et l’orthographe.

Barbe bleue, Amélie Nothomb. Elle revisite le conte de Barbe bleue, c’est l’histoire d’une jeune fille française qui emménage chez un Espagnol très particulier, à Paris. Drôle, bien écrit, abouti.

Plate forme, Michel Houellebecq. Un roman très fort qui évoque l’argent et le plaisir sexuel. Dérangeant, intelligent et marquant.

Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre. Un chef d’œuvre, magnifiquement écrit, on rentre dans l’histoire au bout de cinq lignes. Deux anciens soldats de la Première guerre mondiale veulent réaliser l’arnaque du siècle.

Bel Ami, Maupassant. N’ayez pas d’a priori sur ce livre du XIXème siècle : il est écrit comme si l’auteur l’avait écrit hier. Clair, précis, des descriptions jamais plates. Adapté au cinéma.

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker un roman policier d’un auteur suisse à succès. Efficace, dynamique, prenant.

Les thanatonautes, Bernard Werber. Plusieurs tomes d’un ancien journaliste scientifique devenu romancier à succès. Un roman d’un groupe d’explorateurs vers un monde inconnu : après la mort.

Dans les bois éternels, Fred Vargas. Si vous aimez les policiers, c’est un autre excellent choix. Le personnage du commissaire, retrouvé dans plusieurs romans, et de son adjoint, restera dans vos mémoires.

L’élégance du hérisson, Muriel Barbéry. La rencontre d’une petite fille et d’une concierge. Bien écrit, émouvant, drôle.

Sept jours pour une éternité, Marc Lévy. C’est l’auteur francophone le plus lu. Ce n’est pas de la grande littérature, mais il y a toujours une bonne histoire, ça se lit facilement. Parfait pour la plage et passer un bon moment. Pour mettre un terme à leur éternelle rivalité, Dieu et Lucifer se sont lancé un ultime défi… Ils envoient en mission leurs deux meilleurs agents…

Et vous que conseillez-vous comme livre francophone ? Qu’avez-vous aimé ?

Enfin des manuels pour enseigner en entreprise !

Je vous avais déjà dit que j’appréciais beaucoup différents ouvrages de la maison d’édition CLE International, tels que :

Malgré ces excellents manuels, je me suis rendu compte que certains apprenants n’arrivaient pas à passer au niveau supérieur. Je m’explique : alors que nous étions en train de finir un « Grammaire en dialogues » niveau débutant ou intermédiaire, je me suis dit « Aïe, il n’y a pas suffisamment d’acquis pour passer au niveau supérieur ».

C’est alors que j’ai décidé, en accord avec les ressources humaines de chaque entreprise, d’utiliser Quartier d’Affaires, livre de français sur objectif spécifique (FOS).

Je dois vous l’avouer : je n’étais pas un grand fan des manuels FOS. J’ai dû donner des cours dans des entreprises qui voulaient une chose ou une autre, mais sans les bases : « on veut qu’il téléphonent aux clients, mais pas de conjugaison ». Justement, Quartier d’Affaires intègre subtilement la grammaire et la conjugaison dans un contexte professionnel bien pensé.

Désormais, pour les débutants, j’utilise d’abord Quartier d’Affaires A1 et en complément Grammaire en Dialogues niveau débutant.

Pour ceux qui bloquent après Grammaire en Dialogues niveau débutant, j’utilise Quartier d’Affaires A2, voire même B1.

Et pour ceux qui ont étudié Grammaire en dialogues niveau intermédiaire, je choisis Quartier d’affaires B1 : la grammaire est facile pour eux, mais cela permet de la revoir et d’acquérir enfin plus de vocabulaire professionnel.

Ce que j’aime :

  • La présentation : claire, nette et professionnelle. C’est un beau livre, agréable à travailler.
  • Les différentes activités : concrètes et précises. Peu à peu, en nouant une relation de confiance avec les apprenants, ils ont pu me parler de leur entreprise.
  • L’entrainement aux examens : excellente idée ! Car je prépare les apprenants à passer différents examens, en accord avec les RH. Très bonne technique pour les motiver, car vous savez que la motivation des apprenants en entreprise est très fluctuante. J’ai motivé 22 candidats pour présenter un DELF ou un DALF (et ils l’ont tous eu, sauf une).
  • La qualité des audios et vidéos : naturels et dynamiques.

Ce que je n’aime pas ou moins :

  • Les audios sont sur CD. Les maisons d’édition qui mettent encore les audios sur CD presque 10 ans après le premier IPad ont pris un léger retard. C’est fini l’enseignement avec le poste CD (vieux, ne marchant presque plus) et les ordinateurs n’ont plus de lecteur CD. Il est vraiment temps de passer à la clé USB ou de permettre à l’enseignant et l’apprenant de télécharger les audios et vidéos en ligne.
  • Les tâches : j’en comprends l’utilité, mais ce n’est pas pour moi : les cours durent entre 1 et 2 heures, je ne peux pas m’y atteler.
  • Il manque des exercices : mais pour cela, le Cahier d’activités est là. J’imagine qu’ils séparent les deux pour ne pas que le Livre de l’élève soit onéreux. Le problème est qu’aucune entreprise n’achète le Cahier d’Activités, par souci d’économie (et vous savez que cela marche comme cela en entreprise) et parce qu’ils savent que certains salariés ne font pas leurs devoirs. En conséquence, je propose aux apprenants d’acheter eux-mêmes le Cahier d’activités. Evidemment, les meilleurs le font, progressent plus vite, et je les change de groupe. C’est donc une bonne idée si vous enseignez dans plusieurs groupes. Sinon, vous allez vous retrouver à donner des cours entre un A1 laborieux et un C1 dans deux ans…

En tout cas, un grand merci à CLE International qui l’emporte haut la main sur les autres !

Grammaire en dialogues, la nouvelle édition

 

Je viens de recevoir la nouvelle édition de ce livre, que j’utilise avec tous les apprenants. Comme d’habitude, il offre ce que j’apprécie le plus :

  • Des dialogues de la vie réelle
  • Des points de grammaire correctement expliqués
  • Des exercices formateurs
  • Un apprentissage progressif qui évite des périodes trop difficiles si l’enseignant maîtrise bien ce livre

De plus, la nouvelle version s’est améliorée sur ces points-ci :

  • Il y a une table de conjugaison, toujours utile
  • Une présentation en couleur
  • De nouveaux dialogues lors des bilans.
  • Les numéros de pistes sont écrits sur chaque dialogue, gain de temps pour l’enseignant

Ce que je regrette :

  • Toujours rien sur les verbes du 2ème groupe, les temps progressifs
  • Des points de grammaire sont parfois trop légèrement abordés (« mieux » et « meilleur »)
  • Une vision ancienne des relations hommes/femmes « Maman cherche les affaires de tout le monde », « Maman fait un gâteau », « La copine déjeune avec une amie pendant que l’homme travaille ».

En tout cas, ce livre représente pour moi le principal outil d’apprentissage, un indispensable. Merci à la maison d’édition CLE international pour ce travail.