Patrick Delville a réussi l’exploit de nous narrer une des vies les plus passionnantes du XIX-XXe siècle en une histoire des plus barbantes. Celle du savant Alexandre Yersin, le découvreur du bacille de la peste.
Il aurait fallu un Javier Moro pour ce livre de commande, qui aurait su y mettre du souffle et de la force.
J’ai abandonné quelques pages avant la fin tellement je n’en pouvais plus. Je l’ai lu pour départager deux personnes du club de lecture, une s’est ennuyée, l’autre a eu un coup de cœur.
Je mets 2 étoiles pour le travail de recherches et pour l’originalité du style. Pour le reste, je partage TOUTES les remarques négatives des autres lecteurs lus çà et là : les aller-retours, la mise en scène de l’auteur, les détails inintéressants, le manque d’émotion. On dirait un mémoire de mastère 2 qui a failli remporter le Goncourt 2012.
Au fait, une simple recherche sur Wikipedia montre que Joseph Meister ne s’est pas suicidé pour protéger la crypte de Pasteur.
Je suis satisfait d’une seule chose : grâce à ce livre, j’ai connu ce personnage.
