J’ai eu le plaisir de rencontrer cet auteur au salon de Dieppe (Nouveau-Brunswick). La quatrième de couverture nous promet un livre « hilarant et bouleversant ». Vrai.
J’ai éclaté de rire. Quatre fois. Et c’est un excellent signe : réussir à être drôle relève presque du numéro d’équilibriste. L’humour est une arme délicate, qui provoque plus de bides que de sourires. Pas ici. Pas avec L. Chauzu.
Et puis il y a le « bouleversant ». Il arrive plus tard, dans la toute dernière partie du livre. Une émotion douce, imagée, sincère — jamais mièvre. Le genre d’émotion qui ne force rien, qui ne cherche pas à vous tirer des larmes à tout prix, mais qui s’installe et vous accompagne.
Ce qui fonctionne, je crois, c’est la liberté laissée au lecteur. L. Chauzu n’explique pas tout, ne surligne pas. Il appuie par touches — parfois une touche brutale — et c’est à vous de broder le reste. Cette retenue rend les coups plus justes, l’humour plus efficace, l’émotion plus crédible.
Résultat : une vraie réussite. L’auteur nous embarque dans une histoire originale et dynamique. Grasset a parié — et a bien fait — sur un texte « jamais vu ». Quelle est donc cette histoire ? Ce ne serait pas très judicieux de vous la raconter : vous avez déjà la quatrième de couverture. Disons simplement ceci : une détective privée pansexuelle (Modifié est donc un livre LGBTQIA+, et personne ne l’a remarqué) résout une affaire de meurtre tout en devant s’occuper d’un adolescent qui vit dans sa bulle. Un mari (que je n’ai pas saisi), une belle-fille à la con (au sens premier aussi), des voisins à ne pas inviter…
À quand la suite ? J’aimerais retrouver ces énergumènes.
Bref : préparez-vous à lire enfin un récit différent. Et si l’humour fait mouche chez vous, vous passerez un excellent moment — parfait pour bien débuter l’année.
Tous mes vœux pour cette année 2026 à celles et ceux qui lisent mes chroniques.
