La prophétie du diamant, Alexandre Murat

Avec La Prophétie du diamant, troisième volet de sa saga, Alexandre Murat confirme son goût pour les intrigues rythmées et la narration fluide. L’auteur signe un nouveau page-turner où chaque chapitre se déploie avec aisance, entraînant le lecteur dans une aventure qui mêle recherche documentaire soignée et plaisir de raconter.

Fidèle à son style, Murat évite les lourdeurs didactiques. Son écriture, précise et vivante, s’enrichit ici de descriptions plus travaillées, jamais superflues. On retrouve avec plaisir les protagonistes récurrents, Alex et Marie, dont la personnalité continue de se préciser. Marie, notamment, se révèle être une véritable téméraire, apportant une dose supplémentaire d’énergie au récit.

Si la mécanique narrative est maîtrisée, La Prophétie du diamant se distingue aussi par un événement marquant qui touche directement Alex. Un choix qui ouvre la voie à un développement psychologique plus profond, attendu par le lecteur pour le prochain tome. Un démarrage plus lent et introspectif pourrait alors donner toute sa mesure à cet arc narratif.

La fin, bien que partiellement prévisible, réserve une variation inattendue qui témoigne de l’habileté de Murat à surprendre.

La Prophétie du diamant confirme ainsi la capacité de son auteur à marier documentation, rythme et plaisir d’écriture. Une lecture qui donne déjà envie de découvrir la suite.

Aranea, Le Neuvième livre, Alexandre Murat

Un an après la sortie de son premier livre, Aranea, La Légende de l’Empereur, Alexandre Murat est de retour avec un récit plus court, toujours un accrolivre, publié aux Éditions Fleuves.

On retrouve Alex et Mary, aux quatre coins du globe, embarqués dans la quête d’un neuvième livre, une clé du savoir absolu.

Je ne m’étais pas trompé quand j’avais pressenti que l’auteur continuerait à prendre du plaisir et à en donner aux amateurs du genre.

J’avais souhaité pour le deuxième, plus de descriptions et plus de profondeur dans les personnages. Mon vœu a été exaucé, en partie.

Les personnages principaux, en étant les mêmes, gagnent en familiarité. On en apprend davantage sur leurs contradictions.

Les descriptions sont brèves et les chapitres courts. Parce que chez Alexandre Murat , l’action prime. Dès lors, une description est utile que si elle sert une action, comme l’arrivée des cendres de l’Aiglon aux Invalides (un passage très bien décrit). Alexandre Murat répond ainsi aux codes de ce genre littéraire.

Cette suite est une vraie suite, qui peut se lire indépendamment sans être perdu, dans laquelle Murat maintient des références au Premier Empire, pour notre plus grand plaisir. Vous savez, dans Da Vinci Code, on se rappelle le Louvre, en bons Français que nous sommes. Avec Aranea, pour les deux premiers, Napoléon est présent, principalement, accessoirement, mais jamais loin.

Alexandre Murat a incontestablement pris du plaisir à écrire ce livre. Fait admirable, son plaisir n’anéantit pas celui des lecteurs. Il écrit pour eux, pas pour les noyer dans un style pédant et original qui servirait, selon ce que croient de nouveaux auteurs adulés par trois journalistes, une histoire complexe à laquelle toute honnête personne décroche.

On attend Aranea 3.

Aranea, La légende de l’Empereur, Alexandre Murat

Au cours d’une émission littéraire sur internet où je participe tous les vendredis, j’écoute l’interview d’Alexandre Murat, un descendant de Joachim Murat. Séduit par l’amabilité de cet homme, je lui commande son livre. Vous le savez peut-être, comme je paye mes livres, je me sens libre dans mes chroniques.

Alexandre Murat signe son premier roman, un thriller historique. Deux groupes s’affrontent aux quatre coins du monde pour trouver 7 aigles en argent légués par Napoléon avant sa mort.

Aranea sera sans cesse comparé aux livres de Dan Brown. Le Da Vinci Code est plus haletant, mais Aranea réveille en nous un intérêt, une fierté pour certains, vis-à-vis du Premier Empire.

Aranea est un accrolivre, « page turner » si vous préférez. La lecture s’enchaîne avec fluidité, de cours chapitres exposent une histoire intéressante et compréhensible. Pour un premier roman, le style paraît maitrisé, l’éditeur a entrepris sûrement un réel travail. Alexandre Murat domine son sujet et les codes d’un tel roman. Il a entrepris un travail de recherches qu’il nous livre sans pédanterie.

Si les personnages sont clairement identifiables, j’aurais aimé qu’ils gagnent en profondeur, tout comme les descriptions. À voir si Alexandre Murat s’impose plus dans son deuxième roman, car il y en aura un autre, j’en suis certain.