Un livre qui était dans la liste pour le Goncourt. Je l’ai lu en un week-end. Deux amis, étudiants en agronomie, qui développent chacun de leur côté un projet un business autour des vers.
Selon moi, ce livre est une réussite. Il se lit aisément (mis à part le vocabulaire technique et agricole). Les descriptions sont efficaces, les dialogues cohérents, les personnages identifiables. 380 pages et deux à peine m’ont paru superfétatoires.
Sur Babelio, certains disent que les personnages sont caricaturaux. Je ne trouve pas, car chacun nous surprend à sa manière.
Ce qui me marque dans ce livre est une prouesse, si c’est voulu : je ne sais pas si Kœning se moque de certaines situations ou pas. Ses réflexions sont subtilement amenées (car ce roman comporte des paragraphes qui relèvent d’un essai) au point que j’oubliais l’auteur. Oui, on peut le considérer comme influencé par Houellebecq, mais chez ce dernier, on saisit tout de suite la vanne et les idées. Chez Koenig, c’est à fleuret moucheté.
Certains passages m’ont surpris, comme quand Arthur observe des vers s’accoupler, introduit son sexe dans la terre et jouit. J’ai été choqué et je me suis dit « Et on vient me gonfler dans Comme il faut parce que deux hommes mariés font l’amour ? ».
Un réel bémol à ce livre est selon moi la fin, un peu pour le fond (je l’ai trouvée excessive) et surtout sur la forme (précipitée comme dans du Werber).
