Je suis un admirateur de Pierre Lemaitre, j’ai lu tous ses livres, policiers ou romans picaresques (je préfère les picaresques, par goût en général).

Le Grand Monde raconte une année folle d’après seconde guerre mondiale de 4 enfants d’un couple très aisé, à Paris, au Liban et en Indochine. Un aîné maladroit, malheureux et tueur en série, un cadet qui arrête ses études pour être journaliste, un garçon qui part en Indochine retrouver son amant et une benjamine libre et rebelle.

Cette fois-ci, je me suis dit « C’est un peu longuet au début ». « Tiens des phrases que je ne comprends pas » (Pour ne pas comprendre un tel auteur, il faut être limité, je me suis inquiété quant à ma santé mentale). Je me sentais prêt et près d’écrire une chronique sévère.

Et puis, et puis… Deux personnages qui m’ont touché : Louis, le père aimant et Geneviève, la bru insupportable et plein de ressource. Lemaitre est excellent pour décrire les personnages, dans tous ses livres.

Autre chose : ce livre m’a surpris, les rebondissements m’ont enchanté, les clins d’œil subtils à l’actualité, l’humour… Il s’en prend encore aux juges, avec un simplet cette fois-ci.

Le seul défaut de Lemaitre est de donner envie aux autres auteurs d’arrêter d’écrire, victimes du syndrome de l’imposteur.

J’ai envie de relire Au revoir là-haut, son chef d’œuvre pour vérifier si le Grand Monde reste en dessous.

2 commentaires sur « Le Grand Monde, Pierre Lemaitre »

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