« Cette histoire n’en est pas une. Ce n’est ni un roman ni un essai. Ni un conte ni un documentaire. Pas même un témoignage. C’est un regard, un regard d’abord patiemment aiguisé, posé en silence sur les terres auvergnates. »

Soit. Ce court regard, une œillade presque, m’a paru intéressant. Ce livre de 2015, écrit par une jeune autrice de 25 ans à l’époque (qui se croit loin de l’adolescence, mais qui comprendra vite qu’on n’en est pas loin, à 25 ans) offre une multitude de pistes de réflexion. C’est le livre idéal pour débattre ensuite, pour rafraichir nos souvenirs : la salle des fêtes, l’église, le stade, les transports, le système de soins. Cécile Coulon, dans un style clair, d’une grande maturité, ne juge pas, n’encense pas.

J’ai grandi dans un monde semi-urbain, à 13 km de Montpellier, à Castries, lieu de mon dernier livre, Comme il faut. 3400 habitants quand je suis né, presque le double aujourd’hui, plus grand-chose de rural. Si je n’ai pas connu le monde rural de l’autrice (800 habitants, dans un village isolé), j’ai connu, surtout à l’époque, le manque de transport public, les rites religieux, la sécurité, le collège avec des enfants d’autres villages, le lycée loin de tout, etc.

Bien envie de lire à nouveau cette autrice.

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