Deuxième livre de cet auteur après l’excellent Sarah, Susanne et l’écrivain qui aurait mérité le dernier Goncourt.
Encore une fois, le style est parfois pompeux, Éric Reinhardt sait écrire, il se considère comme un grand écrivain et aime étaler son savoir. Cela dit, je préfère lire un écrivain qui manie les belles tournures et qui tombe dans le piège d’écrire pour lui que tous ces auteurs au style pauvre comme si je publiais mes WhatsApp avec ma mère.
Encore une fois, les dialogues sonnent quelquefois faux. C’est un vieux débat : authenticité des dialogues (style court et familier) ou recherche du beau (« Personne ne parle comme cela »).
Pour le reste, aucune réserve si ce n’est un premier chapitre assommant. Cette histoire, adaptée en film (pas vu) va vous prendre à la gorge, vous malmener, vous révolter. Une femme se retrouve sous l’emprise de son mari, un pervers narcissique (le mot n’est pas employé, il est galvaudé, je parle sous le contrôle des psychologues, mais Jean-François doit l’être). Elle rencontre à quelques reprises un écrivain pour lui raconter son histoire.
De nouveau, je me suis senti assailli par des émotions. J’aime l’amour et la violence dans les œuvres artistiques, surtout les livres. Et c’est le deuxième livre de cet auteur qui me fait réagir autant. Je lirai avec plaisir un troisième.

j ai malheureusement souvent l occasion de recommander cette lecture à des femmes sous emprise… qui demandent de l aide.
C est important d avoir des références à leur proposer