Le long du Gange d’Ilija Trojanow

De la source du Gange jusqu’au delta, à pied, en rickshaw, en bateau gonflable, en bus, en train, Ilija Trojanow et une certaine Pac (une amie ? sa compagne ?) voyagent aux débuts des années 2000.

Mon opinion sur ce livre est partagée.

Je regrette que ce livre soit dépourvu d’émotion, d’humour et de précisions sur les deux voyageurs. Je qualifierais ce livre de « blog froid », d’autres diraient « pudique ».

De plus, le style n’a rien de particulier. C’est un récit de voyages, les images ne sont pas percutantes, sauf quand ce sont de vraies photos.

Enfin, si les efforts de l’auteur pour expliquer la mythologie indienne sont louables, j’ai sauté les pages concernant ce thème, parce que j’ai lu le Mahabharata, merveilleux ouvrage de Jean-Claude Carrière

Toutefois, pour l’amoureux de l’Inde que je suis et parce que je ne connais pas cette zone (à part Vârânasî), j’ai apprécié ce livre qui se lit facilement. J’y ai appris des enseignements très intéressants sur la culture, l’histoire, l’ingénierie hydraulique et les dauphins du Gange.

Carol, de Patricia Highsmith

Peut-être vous avez vu le film de Todd Haynes. Je vous dis ça pour ne pas raconter l’histoire. Je n’aime pas répéter une quatrième de couverture. En une phrase : une jeune vendeuse rencontre une femme bourgeoise et plus âgée, dans les années 1950 à New-York.

Techniquement, Carol est un roman lesbien, un livre LGBT. Second roman de Patricia Highsmith, une autrice spécialiste des thrillers, refusé en 1951, publié en 1952 sous un pseudonyme, vendu par le bouche-à-oreille, il fallut attendre 1985 pour qu’il soit publié en France sous le titre Les Eaux dérobées.

Carol est un grand livre.

Grand livre dans le style. Patricia Highsmith cisèle avec soin le temps suspendu et les détails :

La perle qui frémissait à son oreille ressemblait à une goutte d’eau qu’un souffle aurait pu détruire.

Le vocabulaire n’est pas soutenu, mais le style est littéraire, ceci pouvant décourager ceux qui ne sont pas habitués à lire.

Grand livre dans l’histoire. Certes, quelques longueurs peuvent se rencontrer, surtout dans une société habituée à ce que la protagoniste s’envoie en l’air dès le premier chapitre. Le rythme est volontairement lent, dans un monde déjà rapide en 1950 mais si lent pour nous tous. Ce sont des lignes entières de regards, de sourires, de volutes de fumée, de mains sur l’épaule. Tout en retenue. Le personnage de Carol n’est pas attachant, comme le mien dans Les Dettes de Je. Aujourd’hui, un roman à succès impose souvent la mièvrerie.

Et comme tout grand livre, grand livre dans sa postérité. Carol a changé le regard et l’acceptation de nombreux personnes gay dès sa parution (car comme le dit l’autrice, dans l’avant-propos et la postface (à lire) : personne n’est malade ou s’ouvre les veines à la fin). Ensuite, il attira un public curieux et ouvert.

Laissez-vous emporter par cette magnifique histoire d’amour, tout court :

Son parfum, à nouveau, parvint à Therese, clair-obscur, légèrement sucré, évocateur d’une soie vert sombre, un parfum qui lui appartenait en propre comme à une fleur.

Treize hommes, Sonia Faleiro

Les Santals composent une ethnie en Inde et au Bangladesh, de 6 millions d’individus. Leur langue, leur culture, leur religion… certes affectées par l’Empire britannique puis le reste de l’Inde. Un peuple respectable comme tous les peuples, mais accusés çà et là d’être primitif et arriéré.

Dans ces villages où la police ne se rend jamais – de toute façon, les Indiens se méfient de leur police – des conseils de village rendent justice, une justice pour régler de petits différends ou des affaires de mœurs.

Une habitante de ce village, Baby, après un séjour à Delhi, entendait mener sa vie à sa guise, ou du moins pouvoir aimer un « outsider » un habitant étranger au village, de surcroît musulman et marié.

Or, chez les Santals, on appartient d’abord à la communauté. « ll n’y avait pas de « je » à Subalpur. Si Baby voulait vivre parmi eux, il faudrait qu’elle vive comme eux. Alors que les villageois se rejoignaient dans leur aversion pour Khaleque, son arrivée – l’air frimeur, souriant et chargé de provisions de légumes verts, lentilles et riz pour Baby – devint la source d’une colère croissante ».

Le 22 janvier 2014, après le viol de Delhi, puis celui d’une touriste suisse, et celui commis dans une usine désaffectée de textile, Baby porte plainte pour avoir été violée par 13 hommes de son village.

Sonia Faleiro mène l’enquête après que ce viol cessa d’intéresser les journaux. Dans un style journalistique (froid, technique), Sonia Faleiro nous présente un récit court. Ce récit m’a paru trop succinct, il manque des précisions tant on aimerait en connaître davantage sur ce peuple Santal et la vie des différentes personnes. Ce livre est d’une grande utilité publique pour tous ceux qui s’intéressent à l’Inde ou à l’ethnologie, tant il est instructif. Il faut remercier Sonia Faleiro pour son travail et Actes Sud pour la publication de Treize hommes en français.

Les Yeux de l’océan de Syaman Rapongan

La précieuse maison d’édition L’Asiathèque nous propose un récit autobiographique d’un sexagénaire pêcheur sur Lanyu, « L’île des orchidées » au sud-est et administrée par Taiwan. L’ethnie Tao peuple cette île, administrée par le Japon, puis par la République de Chine (Taiwan). Ainsi, Syaman Rapongan nous présente d’abord les spécificités de sa culture (pêche, rapports aux esprits, médecine, langue, place des hommes et des femmes, etc.). Ce que craignaient les anciens de l’île s’est produit : les Han et la religion catholique ont grignoté la beauté de cette culture, à coup de subventions, alcools de riz, lectures de la bible. Syaman Rapongan part étudier sur l’île principale, un des premiers de sa génération, et sa vie sera modifiée à jamais. Il y subira des traitements vexatoires (enfin, quand on a lu Joothan, c’est difficile d’être aussi bouleversé et révolté).

Les Yeux de l’océan est un livre dépaysant, instructif, un peu trop long par moments, tout en retenue, il m’a manqué un peu d’émotion. Le style de l’auteur ne m’a ni déplu ni plu. Quelques tournures m’ont interpelé, et en général, quand une phrase interpelle le lecteur, c’est qu’elle réveille en lui une émotion, comme dans ce passage :

« Sur l’instant, j’ignorais si ma sœur, encore au début de la trentaine, pleurait de joie, ou si elle versait les larmes de la mal mariée ».

Les Yeux de l’océan est à conseiller pour tous les amoureux de l’Asie, ceux qui ont envie de lire quelque chose de différent, quitte à ce que cela soit un défi.

Aller simple pour la liberté, Loukas Montclar

Pari réussi pour cet auteur. Aller simple pour la liberté est un récit de voyage non romancé, qui raconte le séjour d’un quadragénaire de classe moyenne à travers l’Asie : Inde, Sri Lanka, Malaisie, Thaïlande, Philippines.

Je me suis senti orphelin en terminant ce récit pourtant assez long, tant j’ai été embarqué par son auteur. Loukas est un dragueur de Tinder, l’alcool le branche plus que la méditation, un conservateur (libéral quand il s’agit de ses propres mœurs). C’est un homme cultivé, grand lecteur, doté d’humour, avec une capacité de recul et de réflexion impressionnants. Cela vous rappelle quelqu’un, en plus charmant ? Oui, Houellebecq, surtout dans Lanzarote. Loukas Montclar suit les traces de son maître, en version marseillaise. Comme lui, il n’hésite pas à varier les niveaux de langages (soutenu, argot du sud de France, familier, vulgaire). Comme lui, il cache une très grande sensibilité. Comme lui, son regard peut gifler le lecteur et le caresser dans une même page. Un style plus accessible que Houellebecq (qui n’est pourtant pas complexe), car moins poétique et écrit au présent de l’indicatif. Ce livre aurait gagné à être écrit au passé simple, bien que ce soit difficile de le faire à la première personne. Le présent donne aussi de l’authenticité.

J’ai vraiment apprécié l’effort de réflexion, tantôt pour le féliciter « Les Allemands et les Américains ne parvenant toujours pas à faire la différence entre sortir les poubelles et sortir en boîte »), rarement pour lever les yeux au ciel (mais vous, vous les lèverez plus). Dès lors, Loukas Montclar évite le récit de voyage à la mords-moi-le-nœud.

J’aurais aimé qu’il décrivît davantage les lieux, les femmes rencontrées (une aimée, les autres toujours respectées). Il devait craindre de lasser le lecteur ou la flemme, au choix.

Si vous avez aimé mon livre, Bonjiour Miéssieur, Un prof en Inde, vous aimerez celui-ci, plus dragueur (dommage qu’il ne donne pas plus de détails pour le sexe, juste mentionné), plus libre, plus mûr.

Si Les Plus Belles Mains de Delhi de Mikael Bergstrand vous a plu, vous aimerez aussi Aller simple pour la liberté, un témoignage authentique, pas prétentieux, bien construit, dans lequel on ne s’ennuie jamais. C’est meilleur livre d’un auteur indépendant que j’ai lu.

Loukas Montclar (dommage qu’il écrive avec un pseudonyme, tant cela colle mal avec son caractère trempé) a un fort potentiel, repérez-le dès maintenant, il ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

Vous pouvez commander le livre ici :

Aller simple pour la liberté

Compartiment pour dames, Anita Nair

Quand un livre remporte un succès général et que je lis « j’ai adoooooré », c’est le meilleur moyen pour que je sois à contre-courant.

Pas cette fois-ci ! Compartiment pour dames est un livre bien construit, intéressant, au style clair, tantôt percutant (« Regarde, tu ressembles à une veuve avant même de t’être mariée »). Anita Nair sait décrire les émotions. Je suis un homme et j’ai eu l’impression d’avoir mes règles avec l’Indienne. Si j’ai écrit un roman féminin, Les Dettes de Je, je ne m’aventurerais à écrire ce que je ne peux pas ressentir.

Compartiment pour dames est l’histoire d’une quadragénaire qui, lors d’un long voyage en train typiquement indien, écoute les histoires d’autres femmes. Amour, travail, famille, sexe, vieillesse, ambition, santé… tout y passe.

Une de mes lectrices m’a dit « Oh je me suis ennuyée dans ces récits de petits bobos de bourgeoises, sauf à la fin ». Justement, c’est la fin qui sublime ce livre, avec le récit d’un dernier personnage, réussi car inoubliable : Marikolanthu, une Indienne très humble qui va alterner des séjours au paradis et en enfer.

Soit Anita Nair s’est rendu compte que son récit se limitait à des cancans de petites bourgeoises (qui ont le droit de souffrir, au passage), et a ajouté un personnage pour contrebalancer l’ensemble.

Soit, et c’est plus probable, Anita Nair avait en tête ce personnage dès le début et les histoires précédentes (dures, mais futiles à côté) permettent une explosion finale.

En conclusion, un succès mérité. Je recommande vraiment la lecture de ce livre que vous pouvez commander ici :

Compartiment pour dames

Les Plus Belles Mains de Delhi, de Mikael Bergstrand

N’en déplaise à tous ceux qui n’aiment pas qu’un Blanc écrive sur l’Inde, l’Afrique, la Chine ou tout lieu hors de la Norvège : ce livre est réussi. Il faut vraiment être tordu pour y voir du racisme ou du colonialisme.

Je n’étais pas emballé par la couverture et le titre (qui se justifie à la lecture), je m’imaginais un récit ennuyeux. Loin de là !

L’auteur nous présente un Suédois, la cinquantaine, divorcé, viré de son travail, qui accepte d’accompagner un ami lors d’un voyage dans un pays qui ne l’attire pas, l’Inde. Malade, il décide d’y rester un peu plus, puisque rien ne le retient en Suède.

J’ai aimé ce livre, car j’y ai retrouvé des moments que j’ai vécus en Inde. L’auteur se sert d’un un avantage : il y a habité ET il y a travaillé. Mikael Bergstrand sait comment cela fonctionne pour régulariser sa situation, nouer des contacts professionnels, faire les courses, etc. J’ai souri et j’ai ri avec certaines anecdotes.

Surtout, ce livre m’a plu car j’aurais aimé l’écrire. Le mien est un récit autobiographique non romancé : plus dur, plus triste, écrit à chaud. Avec Les Plus Belles Mains de Dehli, nous lisons un roman léger et amusant, mais qui comme tous les romans, comporte des passages moins vraisemblables.

Le style n’est pas recherché, plutôt banal, mais cela permet de terminer la lecture en deux jours, sans se concentrer.

Deux suites ont été écrites, j’ai bien envie de poursuivre l’aventure. Un vrai coup de cœur, bravo ! Vous pouvez commander le livre ici :

Les Plus Belles Mains de Delhi

Il était minuit cinq à Bhopal, Dominique Lapierre et Javier Moro

Je me souviens un cours de droit de l’environnement, à l’Université Toulouse 1 : « Après la catastrophe industrielle de Bhopal de 1984 qui fit… puis AZF en 2001… le législateur modifia la loi… ». C’est tout.

Dominique Lapierre et Javier Moro ont mené des recherches pour nous présenter la genèse de cette fuite de gaz dans une usine de pesticide, dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, qui provoqua la mort  officielle 3828 personnes (le chiffre exact se situe entre 15000-30000) et 500 000 blessés.

Pourquoi une telle catastrophe ?

  • La mégalomanie de certains ingénieurs américains qui imaginaient écouler d’énormes quantités de pesticides sans tenir compte des aléas climatiques : en période de grande sécheresse, pas un paysan n’achetait de l’insecticide.
  • Le stockage en énormes quantités d’isocyanate de méthyle, ce qui avait affolé des ingénieurs allemands et français consultés en amont.
  • La logique financière qui pousse à des économies dérisoires, au mépris des règles élémentaires de sécurité, quand l’usine n’était pas rentable.
  • La désinvolture de nombreux ouvriers, contremaîtres et chefs, peu familiarisés par l’importance des règles de sécurité.
  • Et bien sûr, comme dans tout accident : l’absence en même temps du fonctionnement des mesures de sécurité. Une seule d’entre elle, en fonctionnement, aurait évité le pire.

Si certaines pages ont pu me paraître longues ou techniques, si la catastrophe proprement dite n’occupe que la fin du livre, vous l’aurez compris, ce livre est une mine d’informations. Un livre à offrir à tous ceux qui s’intéressent à l’Inde, à l’environnement et à l’industrie. Vous pouvez le commander ici :

Il était minuit cinq à Bhopal

Joothan, Omprakash Valmiki

Décidément, les éditions L’Asiathèque nous gâtent en plus du très bon Salaam du même auteur. Joothan (« Les restes » en hindi) est l’autobiographie d’un auteur dalit, probablement non romancée. Né en 1950 dans une famille de balayeurs (une des castes les plus basses), Omprakash Valmiki porte sa caste avec son nom. Valimiki signifie « balayeur » dans une partie de l’Inde. Le récit de son enfance relate des évènements d’une grande dureté, non seulement à cause de la pauvreté, des aléas climatiques, mais surtout par le fait de la méchanceté des personnes de castes supérieures ou intermédiaires. Après avoir lu ce livre, avons-nous encore le droit de dire « Ohhh les Indiens sont tous adorables ? ». Pas entre eux en tout cas. J’ose me consoler en pensant que son enfance concerne l’Inde des années 1950, juste après l’Indépendance. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Ce livre n’est pas sans défaut : des éléments semblent inintéressants, le style n’a rien d’exceptionnel et ce n’est pas un livre écrit pour le lecteur : j’ai sauté des lignes devant cette litanie de prénoms et de noms. Toutefois, ces défauts sont aussi des qualités.

Le style simple, que j’avais déjà repéré dans le recueil de nouvelles Salaam, est en fait voulu :

« J’étais plus attiré par les œuvres traitant de sujets de société que par celles purement esthétiques. »

Si Valmiki est un expert de la littérature indienne et il a même lu de grands auteurs étrangers (Hugo et Balzac), dans cette autobiographie, il ne se complique pas la vie à peaufiner ses écrits, sauf quand il s’agit d’une phrase contre l’attitude d’un Indien de haute caste :

« Lorsque les dalits se dressaient pour affirmer leur fierté, on les accusait de castéisme. Ceux qui proféraient cette accusation étaient eux-mêmes les défenseurs les plus fanatiques de leur propre caste. »

De plus, les évènements racontés sont tellement violents que l’auteur peine à écrire :

« En vérité, écrire Joothan a été si violent pour moi une véritable torture. Chaque mot de ce livre a ravivé des blessures que je m’efforçais d’oublier. »

Valmiki nous offre ainsi un livre politique, son livre cri, pleure, tremble. S’il cite autant de noms, c’est pour leur rendre hommage ou pour régler ses comptes.

Ce livre écrit en deux parties 1997 et 2013 (juste avant sa mort) est l’œuvre d’un auteur reconnu, mais qui est avant tout un acteur, un homme de théâtre, un homme politique dans le sens de « qui s’occupe des affaires de la cité ». Il n’a pas été élu, mais son action dépasse celle de bien des hommes politiques, y compris dalits. Athée (ou attiré par la religion bouddhiste ?), il refuse de changer de nom quitte à ne pas trouver d’appartement ou être mis à l’écart dans une société. Son nom devient pourtant sa marque de fabrique, Valmiki est publié en anglais et en français, en français grâce à une équipe de passionnés à l’Asiathèque. Son père et sa mère, qui sont allés jusqu’à se priver de nourriture pour qu’il étudie et obtienne un petit emploi correct, n’auraient jamais pu imaginer la destinée de leur fils brillant, opiniâtre, généreux et courageux. Un grand livre écrit par un homme exceptionnel.

Vous pouvez le commander ici :

Au fait, il faut que je vous dise de Chantal Cadoret

Je remarque, par hasard, que Chantal Cadoret, qui est une de mes lectrices, a publié un récit autobiographique sur la gestation pour autrui (GPA). Je suis en train d’écrire et il est question justement de ce thème. Chantal Cadoret tient un blog et a publié deux autres livres.  

Je suis content de l’avoir lu Au fait, il faut que je vous dise, j’ai pu apprendre quelques points, qui me seront utiles pour développer mes personnages. Ce livre n’est pas celui d’une célébrité, c’est l’histoire d’une mère et de son fils entre « coming-out » et projet bébé par une mère porteuse à Chicago.

Ce sont des pages noircies avec cœur, un récit à deux voix : la mère et le fils. Je vais proposer à ma mère de le lire. J’ai été touché par l’amour inconditionnel de cette mère pour son fils, l’amour de son père aussi, bien qu’il ait réagi plus difficilement, au début. Chantal Cadoret a beaucoup de courage de publier sous son nom, d’affronter le regard des autres, un regard qui blesse encore plus quand il concerne son enfant, j’imagine.

Voici ce qui est formidable quand on lit un auteur indépendant, on peut échanger avec lui. Chantal Cadoret a écouté mes remarques et nous avons débattu. Ce qui est beau avec ce type de livres, c’est que son histoire se poursuit après la lecture.  Ce livre trouvera son public, surtout grâce à la personnalité de la femme qui est derrière.

Vous pouvez le découvrir ici et ses deux autres.